Filed under: janvier 2007
On a pas mal spéculé ces derniers temps. Pour savoir quand auraient lieu les élections. Chaque journaliste et politologue qui se respecte s’y afférait. Chacun allait de sa petite théorie.
Tiendra-t-on compte des élections présidentielles en France? Allons-nous raccourcir les week-ends prolongés de l’Ascension et de la Pentecôte? Tiendra-t-on compte du blocus des étudiants?
Rien de tout cela n’est intervenu.
Je vais aujourd’hui vous révéler un secret.
Peut-être ferais-je mieux de le garder pour moi-même.
La décision de la date des élections n’a pas été prise la semaine dernière.
La décision a été prise dans le plus grand secret, il y a environ sept mois.
Et ce, en un lieu auquel personne ne s’attendrait.
Dans le parc zoologique de Planckendael.
L’année dernière, un peu avant les vacances d’été, il s’y est déroulé un grand événement: les super papas s’y sont réunis avec leurs enfants. Pour y être ensemble une journée loin des soucis quotidiens, parmi les animaux sauvages et moins sauvages.
Là, à exactement 11h30, les super papas du gouvernement, les ministres et secrétaires d’État masculins et leurs enfants encore jeunes se sont réunis pour convenir de la date des élections. Verhofstadt, Tuybens, Tobback… Ils étaient tous de la partie.
Pourquoi? Tout simple. Le jour le plus important de 2007 tombe le 10 juin, à savoir la fête des Pères.
Une élection le jour de la fête des Pères signifierait que le 10 juin, nous, super papas, nous serions peut-être en train de négocier. En cas d’élections après la fête des pères, nous serions encore le 10 juin en pleine campagne électorale.
La solution nous semblait évidente: des élections le jour de la fête des Pères. Le jour des élections est peut-être le jour le plus calme de toute la campagne. Voilà.
Ne croyez donc pas toutes ces histoires sur le pourquoi et le comment du 10 juin comme date des élections.
Ça y est, maintenant vous connaissez la vérité.
Mais n’allez pas le répéter, hein!
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Le sentiment Limbourgeois.
Il s’agit d’une force d’attraction. Nous, Limbourgeois, nous nous comprenons, nous nous sentons bien entre nous et sommes fiers de notre province.
Je l’ai encore récemment remarqué à la réception du Nouvel An pour les habitants de Lommel. Des centaines de personnes avaient bravé le torrent de pluie pour se réunir autour d’un verre. Ils se sentaient liés entre eux, avec leur ville et leur province. Quelques “nouveaux habitants” m’ont dit qu’ils étaient ébahis par le grand sentiment de groupe qui régnait entre Limbourgeois. Bien que ne sachant pas précisément comment exprimer ce sentiment par des mots, ils étaient heureux d’en faire partie.
Mais des personnes de l’extérieur savent également apprécier notre province.
Il y a quelques jours, les journaux mentionnaient que le Limbourg avait obtenu un 9 sur 10 du touriste flamand, pour la satisfaction générale. Ainsi, le Limbourg a obtenu le score le plus élevé comparé aux autres régions flamandes!
En tant que Limbourgeois de souche, je me suis senti fier lorsque j’ai lu ça.
Il y a donc bien un deuxième sentiment limbourgeois: le reste de la Flandre porte le Limbourg dans son cœur. Pendant des années, nous avons été traités en parents pauvres, mis aux oubliettes, ignorés. La situation commence à changer. Enfin!
Le Limbourg n’a pas encore tout à fait pu supprimer son retard historique, bien que notre province se soit fortement développée ces dernières années, sur le plan de l’innovation et de l’industrie de haute technologie. Nous sommes donc en train de combler doucement ce retard mais nous ne devons pas être obsédés par cela. J’estime extrêmement important que le Limbourg reste vert, agréable et accueillant. Il s’agit là encore d’un gros défi pour l’avenir.
Que le touriste flamand aime passer ses vacances dans notre province, c’est un début. Mais, il ne faut pas en rester là. Je considère donc comme mission personnel de réveiller ce sentiment Limbourgeois auprès de mes collègues du gouvernement fédéral. Je n’attends pas de grands discours ni de promesses mais je souhaite le respect et l’attention pour le Limbourg.
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Premiers signes de changement des mentalités
La restructuration annoncée chez Agfa Gevaert a aussitôt été inscrite comme le premier test pour le Pacte des Générations. Et j’ai l’impression que ce premier test aboutira à un résultat positif… Non seulement tous les employeurs, mais les syndicats également semblent avoir compris l’esprit du Pacte des Générations: en cas de restructuration, remettre le plus grand nombre de personnes au travail!
Avant, il était évident que lors d’une restructuration, l’on vérifiait en premier lieu qui était assez âgé pour pouvoir partir en prépension (anticipée). Tout d’abord, on supprimait les personnes plus âgées et donc les travailleurs les plus chers, et ont les envoyait en prépension anticipée. De cette manière, l’on essayait de limiter autant que possible le nombre de pertes d’emploi chez les jeunes travailleurs.
Les travailleurs plus âgés étaient donc deux fois victimes. Une première fois, en tant que premiers supprimés par l’employeur restructurant et une deuxième fois, dans leur recherche de travail. La pratique nous a en effet montré que lors de nouveaux engagements, les employeurs cherchaient d’abord de jeunes travailleurs.
Le Pacte des Générations veut renverser cette manière de penser classique.
La première préoccupation est de maintenir ou remettre au travail autant de personnes possibles et donc également et en premier lieu les plus âgés.
Je trouve logique de maintenir les travailleurs plus âgés dans les entreprises en restructuration, et d’accompagner au maximum les plus jeunes – qui semblent être beaucoup plus recherchés sur le marché du travail – vers un nouvel emploi chez un nouvel employeur.
Telles que les choses se présentent actuellement, il semble que chez Agfa Gevaert, il y ait un souhait évident d’étudier si un avenir est possible pour les plus jeunes ouvriers qualifiés en chimie, dans de nouvelles entreprises. Les syndicats ont dès lors demandé au secteur chimique dans la région d’Anvers de conjuguer leurs forces pour donner un nouveau départ à ces jeunes travailleurs…
Ainsi, l’on offre la chance aux travailleurs un peu plus âgés qui ailleurs, obtiendraient difficilement un job. L’on ne pense donc pas immédiatement à la prépension anticipée. Je ne peux qu’encourager cela, surtout parce qu’il semble que l’on ne pense pas uniquement aux primes des départ mais que l’on essaie réellement de guider les gens vers d’autres emplois.
Pour les travailleurs plus âgés (les plus de 56 ans), l’on fera sans aucun doute appel à la prépension mais d’abord, la prépension conventionnelle à 56 (20 ans de travail de nuit) et 58 ans, pour lesquels l’on a déjà précédemment conclu une CCT dans l’entreprise. Le pacte des générations n’a jamais eu pour but de rompre ces accords en cours. Il est dès lors normal que des travailleurs puissent partir par ce moyen.
Cela revient en fait à maintenir le plus grand nombre de personnes possible au travail.
Chez Agfa, l’on démontre que les mentalités sont bien en train de changer. Et cela, en tant que Ministre de l’Emploi, je ne peux que l’encourager….
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2006 fut aussi l’année de Joe, de Luna et d’Oulemata.
Ce fut une page noire.
Un jeune de dix-sept ans, une fillette de deux ans et sa baby-sitter.
Une belle journée ensoleillée, l’avenir leur fut inopinément enlevé.
Beaucoup de chagrin envahit les familles, les amis, les connaissances.
A l’indignation sincère des 80.000 personnes, rassemblées un dimanche à Bruxelles, pour “exclamer” leur impuissance et leur colère dans une marche silencieuse.
Trois vies humaines, inutilement gaspillées. Elles avaient toutes, sans nul doute, leurs propres plans, espoirs d’une belle journée, d’un lendemain et des jours après.
Je me souvenais d’eux ce vendredi passé, en Amsterdam en plus.
J’étais là – pour la deuxième fois – pour visiter la Maison d’Anne Frank, mieux connue comme l’Annexe (Het Achterhuis).
Lors de ma première visite, il y a deux ans, avec ma famille, j’ai pu constater que ma fille de 11 ans était très touchée.
Et cette fois-ci, je pouvais à nouveau constater comment douze jeunes durs en restaient muet d’entendre l’histoire personnelle et émouvante d’une fillette de 13 ans qui a dû se cacher de l’occupant allemand, pendant plus de deux ans, dans une toute petite chambre, et qui a finalement péri dans un camp de concentration, un mois avant la fin de la guerre.
On n’en reste pas seulement muet, le corps bouillonne d’incrédulité et de rage.
Et soudain on se rend compte qu’il ne s’agit ici que d’un journal d’une seule fille.
Une histoire, comme il y en a six millions apparemment.
Six millions de Juifs, victimes d’une violence insensée mais scrupuleusement planifiée.
L’élimination brutale à six millions reprises d’un avenir prometteur.
En revenant des Pays-Bas, en compagnie de ces douze jeunes durs, devenus un peu plus calme, le fait que tous les jeunes devraient visiter un jour le Fort de Breendonk ou la Maison d’Anne Frank me paraissait tout d’un coup assez évident.
Il faut s’y mettre.
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Une nouvelle année, c’est donc l’heure de prendre de bonnes résolutions.
Parlons-en de ces bonnes intentions. La semaine passée, je croisais un vieux copain qui fume au moins un paquet de cigarettes par jour. Il adore aussi visiter un bon restaurant.
Il me racontait que ces dernières semaines il ne pouvait pas lire un journal ou un magazine où on ne parlait pas de l’interdiction imminente de fumer dans un restaurant et, à sa grande irritation, on ne cessait pas de l’énumérer les maux terribles et problèmes de santé qui l’attendaient encore.
Dès lors, au début de cette année, il a pris la ferme décision de ne plus lire des journaux ou magazines.
Son histoire me faisait rire, et une chanson de Bram Vermeulen me passait involontairement par la tête: “Soyons joyeux”
Le même sentiment m’arrivait quelques jours plus tard.
Le fils d’une de mes connaissances devait passer quelques jours à l’hôpital lors des journées de fête. Il ne s’agissait que d’une petite intervention, mais quand-même. Il y a des moments plus agréables dans la vie, et ça tombait assez mal dans cette période de Noël cordiale. Et pourtant, son bref séjour à l’hôpital s’avérait un peu plus supportable par la visite éclair des cliniclowns.
Ici également, l’humour semblait rendre la vie plus gaie.
“Soyons joyeux”, il retentit à nouveau à travers ma tête.
Et quand j’y pense bien, c’est peut-être une bonne intention pour nous tous en 2007.
Soyons tous un peu plus joviales.
Et si, en 2007, chaque personne égayait une autre, cela ne nous rendra-t-il pas tous plus gais?
Je vous souhaite, ainsi que votre famille, vos amis et connaissances dès lors une année 2007 particulièrement joyeuse.